Onze médecins de Médecine pour le Peuple (MPLP) s'opposent à l'Ordre des médecins
Onze médecins de Médecine pour le Peuple (MPLP) sont actuellement poursuivis par l'Ordre des médecins dans les provinces du Hainaut, de Flandre-Orientale et à Bruxelles car ils refusent de payer leurs cotisations. Ces praticiens considèrent que l'Ordre des médecins est "désuet" et demandent la fin des poursuites à leur égard, ont-ils indiqué mercredi lors d'une conférence de presse.
Légalement, chaque médecin a toutefois l'obligation de s'affilier à l'Ordre pour pouvoir exercer la médecine. Ce dernier a plusieurs fois indiqué lorsqu'il poursuivait des médecins récalcitrants qu'il demandait uniquement que la loi soit appliquée.
Les Médecins pour le Peuple refusent par principe de payer des cotisations à l'Ordre des médecins, car ils le considèrent comme "antidémocratique" et "corporatiste", et parce qu'il "ne fait absolument aucun effort pour rendre accessibles à tous des soins de santé de qualité, bien au contraire".
Selon les médecins de MPLP, l'Ordre n'a rien à offrir aux patients. "Un patient sur sept en moyenne reporte ses soins pour des raisons financières. Sans compter le problème du suivi des plaintes, qui restent sans réponse", explique notamment le Dr Karl Segers, de MPLP Zelzate.
Médecine pour le Peuple et le PTB veulent s'inspirer du modèle des Pays-Bas, de la Finlande et des projets au Royaume Uni et demandent le remplacement de l'Ordre des médecins par un conseil supérieur d'éthique médicale, associant tous les acteurs de la santé à la réflexion.