La prise d'antidépresseurs pendant la grossesse accroit le risque de prématurité
Si deux études récentes ont conclu que la prise d'antidépresseurs par une femme enceinte n'avait pas d'impact sur le risque de décès à la naissance et sur la croissance de l'enfant, par contre une nouvelle recherche suggère que ce type de médicaments peut exposer l'enfant à un risque accru de prématurité.
A l'issue d'une méta-analyse de 41 études publiées sur le sujet entre 1993 et 2012, il apparait que le risque de prématurité est augmenté de 53% avec l'utilisation d'antidépresseurs au cours de la grossesse, et jusqu'à 96% pour une utilisation au cours du troisième trimestre. Par contre, il n'y aurait pas de hausse du risque pour les femmes sous antidépresseurs avant le début de la grossesse et qui arrêtent dans le courant du premier trimestre.
Les auteurs de l'étude établissent donc un lien de corrélation entre la prise d'antidépresseur pendant la grossesse et la prématurité avec des complications qui ne semblent pas être liées à la dépression maternelle mais très probablement aux médicaments
S'ils préconisent des solutions alternatives, comme la psychothérapie, pour les cas de dépression modérée, les scientifiques américains reconnaissent aussi que les antidépresseurs sont parfois le seul moyen pour des femmes en dépression sévère de se soigner. Selon eux, l'effet néfaste de la dépression elle-même sur la santé de la mère et du nourrisson doit également être pris en compte.
(référence : PLoS ONE, 26 mars 2014, DOI: 10.1371/journal.pone.0092778)