Parkinson: le risque de démence serait identifiable plus rapidement
Les troubles moteurs (tremblements, rigidité...) ne sont pas les seuls symptômes associés à la maladie de Parkinson. Celle-ci multiplie également par six le risque de démence et, selon une étude menée à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, il serait possible d'identifier les personnes qui développeront des symptômes de démence, comme les troubles de la mémoire, du raisonnement, du langage et du jugement, dès les premiers stades de cette affection neurologique dégénérative.
Pour en arriver à cette conclusion, le Dr Oury Monchi, principal auteur, a examiné les changements longitudinaux, sur 20 mois, de la structure cérébrale de 32 patients aux premiers stades de la maladie de Parkinson, dont certains présentaient des troubles légers de la cognition, et d'autres pas. Un groupe contrôle de 18 personnes saines a aussi été suivi.
Grâce à l'imagerie par résonance magnétique, les chercheurs canadiens ont pu identifier un amincissement de certaines zones corticales et des atrophies sous-corticales de la matière grise chez les personnes avec troubles légers de la cognition. Ils ont aussi constaté que cet amincissement cortical s'accélère avec l'accroissement des problèmes cognitifs.
Cette découverte pourrait servir de marqueur dans le développement de la démence. Un résultat qui reste toutefois à confirmer sur une cohorte plus importante.
(référence : Brain, 10 mars 2014, doi: 10.1093/brain/awu036)