Autant savoir
Une enquête prospective menée grâce au concours de 124 médecins généralistes belges montre que 4 hommes sur 10 de plus de 40 ans éprouvent au moins un léger degré de gêne en matière de miction.
L'enquête a été effectuée par le biais de questions concernant 13 symptômes urinaires dont on a apprécié la prévalence et le degré de gêne qu'ils engendraient. Le retentissement sur la qualité de vie a également été apprécié.
Champions toutes catégories en matière de symptômes impactant la qualité de vie, la nycturie et les urgences mictionnelles rapportées respectivement par 69% et 58% des participants et qui sont considérées comme handicapantes dans respectivement 27% et 7,7% des cas.
Même si à l'échelon de la population de l'enquête, la gêne occasionnée par les problèmes urinaires peut globalement être qualifiée de légère, quelque 12% des participants indiquent que leurs troubles mictionnels les perturbent et affectent de façon importante leur qualité de vie.
Nous reviendrons de façon plus détaillée dans notre compte rendu du congrès annuel de l'European Association of Urology (Stockholm 11-15 avril) dans le Journal du médecin sur ce travail qui souligne l'intérêt qu'il y a à repérer activement les sujets ayant des troubles urinaires dont le retentissement clinique et/ou psychologique justifierait une prise en charge thérapeutique.