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PTG : Influence de l'obésité sur le pronostic fonctionnel

L'amélioration des scores fonctionnels chez les patients obèses opérés reste faible mais plus importante que chez les patients avec un BMI <40. Il est dès lors important que ces patients bénéficient comme les autres d'une prothèse totale du genou.

22 avril 2014

Aux Etats-Unis, le nombre de patients obèses éligibles pour une prothèse totale du genou est en nette augmentation. Et pour cause, la chirurgie conservatrice donne des résultats médiocres (50% de succès des ostéotomies à 5 ans) avec un plateau tibial qui peine à supporter les contraintes mécaniques liées au surpoids. La prothèse a la cote même si l'abord n'est pas toujours simple comme dans une obésité gynoïde avec des amas graisseux autour des genoux. La difficulté réside aussi dans le respect d'un bon alignement des implants prothétiques et d'un bon équilibre ligamentaire. Les données relatives au pronostic fonctionnel de ces patients opérés sont contradictoires du fait des difficultés techniques et de séries de patients trop petites. Le taux de complications est élevé et la survie de la prothèse faible au point que certains experts estiment que les risques l'emportent sur les bénéfices et conseillent de post-poser l'intervention jusqu'à ce que le patient ait perdu du poids.

La prothèse pour tous
Cette nouvelle étude1 inclut 8.148 patients opérés entre 2001 et 2010 et suivis pendant 2 ans pour les scores fonctionnels KSFS (Knee Society Function Score), KSKS (Knee Society Knee Score) et OKS (Oxford Knee Score). L'idée était de faire la relation entre le pronostic fonctionnel et le BMI après avoir réparti les patients en 3 groupes, un BMI <25, compris entre 25 et 39,9 ou > 40. Les résultats montrent que plus le BMI s'accroît, plus les scores fonctionnels diminuent en post-opératoire. Les patients avec un BMI élevé >40 ont les scores les plus faibles mais leur pourcentage d'amélioration est le plus important comparé aux autres groupes. Pour les auteurs, ce serait dès lors une erreur de juger l'intervention inutile uniquement sur base d'un score fonctionnel post-opératoire mauvais. L'amélioration globale qui résulte de l'intervention doit être le baromètre du succès et ces patients obèses ne doivent pas pour autant être interdits d'arthroplastie.

Chen YQJ, et al. The Influence of Obesity on Functional Outcome in Total Knee Arthroplasty. AAOS 2014;#P127

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