Maladie de la Peyronie: tirez sur le pianiste
D'après une étude espagnole, la traction pénienne par l'intermédiaire d'un nouveau dispositif destiné à redresser le pénis chez des patients atteints d'une maladie de la Peyronie, s'est avéré un traitement efficace en termes de réduction de la douleur, de diminution de la courbe pénienne et d'amélioration de la fonction sexuelle.
Sur un total de 96 patients présentant une maladie de la Peyronie, l'équipe madrilène a comparé, pendant six mois, un groupe qui avait bénéficié d'une intervention de traction pénienne (n=55) et un groupe de patients non traités (n=41). Les paramètres pris en compte dans cette étude d'observation comportaient le degré de courbure, la longueur et la circonférence du pénis, la douleur évaluée par une échelle visuelle analogue, graduée de 1 à 10, la fonction érectile par une série de questionnaires comme l'IIEF (International Index of Erectile Function). Ces paramètres étaient, en outre, complétés par une évaluation échographique.
Amélioration clinique manifeste
Les résultats montrent une diminution de la courbure moyenne du pénis de 33° à 15° - avec une diminution moyenne de 20° - après six mois de traitement chez les patients traités par traction pénienne. Dans ce même groupe, le score de douleur avait diminué de 5.5 à 2.5 et les paramètres de fonction érectile s'étaient nettement améliorés avec notamment une diminution significative de 62% à 20% du pourcentage de patients chez lesquels la pénétration s'avérait impossible (p<0.03). Dans l'autre groupe, la déformation du pénis s'était accentuée au cours de ces six mois, la longueur du pénis flasque avait diminué, les scores de douleur avaient augmenté et la dysfonction érectile s'était aggravée.
Confirmations techniques
Sur le plan échographique, le traitement s'est accompagné d'une diminution des plaques visibles chez 48% des patients. Enfin, la nécessité de recourir à une intervention chirurgicale a été réduite chez 40% des patients et la complexité de l'intervention proposée (greffes, plicatures, implants) chez ceux où elle restait nécessaire était également moindre chez un patient sur trois.