Nouveau formulaire 'Plan d'action allergie' : pour le bien de vos petits patients
20 % des réactions allergiques à l'alimentation se déroulent à l'école. Malheureusement, beaucoup d'écoles n'y sont pas préparées. C'est dans le but d'améliorer la communication et la collaboration entre parents, écoles et médecins que le formulaire 'Plan d'action d'allergie' vient d'être créé.
L'asbl Prévention des allergies et l'association Allergienet ont décidé d'unir leurs efforts pour faire prendre conscience aux écoles, élèves et parents des dangers d'une réaction allergique sévère à l'école. Ils ont présenté lors d'une conférence de presse la campagne nationale 'Allergie à l'école' et une initiative concrète, le formulaire 'plan d'action d'allergie'.
Face à vos petits patients allergiques, vous avez ici certainement un rôle à jouer en discutant avec les parents de la prise en charge des allergies de leur enfant à l'école et en remplissant ce nouveau formulaire, disponible gratuitement sur le site www.allergiealecole.be . Ce document doit être rempli par le médecin et les parents, et il est destiné aux directeurs d'écoles, instituteurs et personnel d'encadrement.
" Les allergies alimentaires constituent la cause principale d'anaphylaxie chez les enfants de 0 à 14 ans. Et dans 20% des cas, les réactions allergiques arrivent à l'école ", souligne le Dr Elke De Wachter, de l'UZ Brussel.
Un avis de l'Ordre des médecins datant du 9 février 2013 rappelle d'ailleurs que tout citoyen a l'obligation légale de porter assistance à une personne en danger et autorise donc, sous certaines conditions, l'administration d'EpiPen® par un membre du personnel scolaire.
" Dans le prolongement de leur autorité parentale, les parents peuvent remettre à des personnes de l'entourage direct de leur enfant, comme le personnel d'établissements scolaires et d'accueil préscolaire et extrascolaire des enfants, un consentement écrit les autorisant à administrer l'EpiPen® dans les situations où la vie de l'enfant est en danger, à condition de pouvoir produire une prescription du médecin mandatant ces personnes. Le traitement peut ainsi être mis en oeuvre directement sans devoir perdre du temps à attendre l'arrivée des secours ", stipule l'avis.