Soins de santé: la Flandre dépense plus

Les dépenses en soins de santé par habitant à Bruxelles sont en-dessous de la moyenne nationale. La différence a continué à se rétrécir jusqu'en 2011. C'est ce qui ressort notamment du la traditionnelle étude géographique longitudinale de l'Inami 2008-2012 publiée hier mardi.
Les dépenses de santé ont crû substantiellement jusque 2009 mais moins entre 2009 et 2010. En 2011, on a observé une forte augmentation. En 2012 une plus petite poussée.
Les dépenses de santé ont crû plus rapidement en Flandre, selon l'Inami. Depuis 2009, la région flamande se situe au-dessus de la moyenne nationale (en 2014, à l'indice 100,3). En Wallonie, qui avait connu ces dernières années des dépenses nettement plus importantes, la hausse en 2010 a été moindre. En 2011, toutefois, les dépenses wallonnes sont reparties à la hausse en raison de la croissance du prix de journée dans les hôpitaux.
Bruxelles sort du lot avec des dépenses nettement inférieures à la moyenne nationale (indice 93,3 en 2014). Ceci s'expliquerait par son statut de grande ville. L'Inami observe en effet moins de dépenses de santé dans les milieux fortement urbanisés.
Tenant compte du de l'âge, du sexe et du statut social des assurés, les dépenses en Wallonie et à Bruxelles sont nettement moins importantes.
Concernant des dépenses plus spécifiques, il y a des différences remarquables. La Flandre dépense plus en institutions psychiatriques et en soins résidentiel, la Wallonie davantage en soins ambulants et en soins hospitaliers ainsi que au niveau du Maximum à facturer.
Les différences nord-sud ne sont plus les seules : les arrondissements sont géographiquement des facteurs plus pertinents pour expliquer les différence de dépenses en admissions en hôpital, traitements ambulants, maximum à facturer, maladies chroniques.