Plus on vit haut, moins on serait gros
C'est en quelque sorte la conclusion triviale d'une étude menée auprès de soldats américains et qui confirme les résultats de travaux antérieurs réalisés sur la population générale.
Plus de 98 000 militaires de l'US Air Force, hommes et femmes en surpoids, considérés comme " à risque ", ont participé à cette nouvelle expérience menée par plusieurs universités américaines. Ils se déplaçaient pour des missions entre des endroits en altitude (1.900 mètres et plus) et d'autres à basse altitude (moins de 980 mètres). L'évolution de leur IMC et leur lieu d'affectation avec l'altitude correspondante ont été enregistrés de 2006 à 2012.
Le résultat atteste de l'influence bénéfique de l'air des montagnes dans le contrôle du poids. Il montre que les militaires stationnés à haute altitude ont un risque relatif 41% plus faible d'être diagnostiqués comme obèses que ceux qui sont en poste à basse altitude.
Selon les auteurs, l'altitude permettrait donc de protéger une personne en surpoids de l'obésité. Ils avancent une explication plausible même si leur travail n'en fait pas la démonstration. Ce serait le manque d'oxygène en altitude qui réduirait l'appétit. Sous l'effet de l'hypoxie, la production de certaines hormones, dont la leptine, qui intervient dans le contrôle de la satiété et la régulation des graisses, augmenterait.
(référence : PLoS ONE, 16 avril 2014, DOI: 10.1371/journal.pone.0093493)