Alcool en poudre : un nouveau risque pour les jeunes fêtards
Le Bureau américain de taxation et du commerce de l'alcool et du tabac vient d'autoriser la mise en vente d'alcool en poudre. Lipsmark, une société basée dans l'Arizona, espère pouvoir démarrer la commercialisation de son produit, appelé Palcohol, à l'automne prochain. Elle proposera six variétés de sachets individuels qui, mélangés à de l'eau, permettront de reconstituer de la vodka, du rhum et quatre cocktails (Cosmopolitan, Mojito, Margarita et Lemon Drop).
La bonne question n'est pas tant de se demander si le Palcohol présente des risques pour la santé des consommateurs, sachant que ses effets seront au moins aussi redoutables que ceux du breuvage issu d'une bonne vieille bouteille, mais bien de savoir s'il y a un risque qu'il soit plus dangereux que l'alcool sous sa forme liquide ?
Certains addictologues ont d'ores et déjà tiré la sonnette d'alarme. À l'heure où les jeux d'alcool (binge drinking, neknomination, intoxication aiguë...) sont de plus en plus populaires, ils craignent que le Palcohol ne fasse émerger de nouveaux comportements à risques chez les jeunes fêtards. Toujours prompts à se lancer des défis saugrenus, ces derniers pourraient, par exemple, être tentés de détourner l'usage de la poudre et de la sniffer directement, ou d'essayer de diluer trois ou quatre sachets dans un volume minimal d'eau.
Lipsmark a déjà anticipé de tels comportements. La marque appelle à un " usage responsable et modéré " du Palcohol, en précisant que son produit sera soumis à la même législation que les bouteilles d'alcools forts. Autrement dit, aux États-Unis, sa vente sera interdite aux moins de 21 ans.
Pas sûr néanmoins que cela puisse suffire pour éviter des drames d'autant que le produit, dont la composition réelle est restée secrète jusqu'à présent, devrait être peu coûteux et dès lors très accessible.