Le Cium rappelle ses exigences: "Un numéro Inami pour tous"

Jean-Alexandre Laigle, président du Cium (comité inter-universitaire des étudiants en médecine francophones), exige toujours un numéro Inami pour tous les étudiants actuellement en cours de cursus en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Selon les règles actuelles, affirme-t-il au "Soir", seul un jeune docteur en médecine sur trois pourra exercer la médecine.
Le Cium, ayant publié entre-temps un communiqué, rejette l'argument d'une pléthore. Il attend toujours un cadastre précis des médecins généralistes et spécialistes. " On se contente de compter les médecins ", assure Laigle. Deux : il faut mesurer l'activité réelle des praticiens en analysant le profil de prescription. Une information que l'Inami possède mais semble ne pas vouloir utiliser. " Cela prouvera que la pénurie est bien réelle. " Le Cium accepte toutefois l'idée d'une planification sur base de données objectivées. " Il faut neuf mois pour voir un ophtalmologue et cinq jours pour voir un MG dans certaines régions. "
Laigle ne partage pas non plus l'idée que plus de médecins c'est plus de coût pour le système de soins de santé. " Attendre plusieurs mois pour soigner un glaucome ne fera qu'aggraver la pathologie avec pour conséquence des soins plus lourds et plus coûteux. Des exemples comme ceux-là, on n'en manque pas. "
Enfin, le Cium s'oppose toujours au concept d'examen d'entrée, estimant que les étudiants défavorisés mettent plus de temps à s'adapter aux études universitaires.