Quand une première injection est nécessaire chez les personnes souffrant de diabète de type 2...

Dans DURATION-3, une étude ouverte, randomisée menée auprès de personnes atteintes de diabète de type 2, l'efficacité de l'agoniste du récepteur GLP-1 a été comparée à l'insuline basale lorsqu'un traitement oral ne suffit plus et qu'un premier traitement par injection s'avère nécessaire. Il s'agit là des résultats définitifs d'un suivi de 3 ans.
DURATION-3 s'est déroulée de mai 2008 à janvier 2012 et incluait des personnes atteintes de diabète de type 2 âgées de 18 ans et plus dans 72 centres de par le monde.
L'injection en plus du traitement oral
Les patients recrutés présentaient un contrôle glycémique sous-optimal avec un taux de HbA1c entre 7,1 et 11,0 %, malgré une dose maximale de metformine en monothérapie, ou en association avec des sulfonylurées, pendant au moins 3 mois. Pendant cette période, le poids corporel devait rester stable. Les IMC (indices de masse corporelle) fluctuaient entre 25 et 45 kg/m2.
La randomisation consistait en une injection sous-cutanée de 2 mg d'exénatide une fois par semaine contre une dose quotidienne d'insuline glargine (augmentation de la posologie), en plus des antidiabétiques oraux déjà administrés.
Le critère d'évaluation principal était le changement du taux d'HbA1c trois ans après la première injection.
Bons résultats
456 patients ont été randomisés : 233 sous exénatide et 223 sous insuline glargine. Au bout de trois années de suivi, la différence du taux moyen d'HbA1c selon la méthode des moindres carrés était de -1,01 % (± 0,07) dans le groupe sous exénatide contre -0,81 % (± 0,07) dans le groupe sous insuline glargine. Ce qui donne une différence moyenne de -0,20 % (± 0,10), IC à 95 % : -0,39 à -0,02 ; p = 0,03.
Une injection hebdomadaire de l'agoniste du récepteur GLP-1 exénatide constitue donc effectivement un traitement à long terme envisageable pour les personnes atteintes de diabète de type 2 qui ne sont pas encore sous insuline.
Ne pas craindre d'effets secondaires
Nausées, vomissements et diarrhées, ces effets secondaires propres à l'agoniste du récepteur GLP-1 sont survenus plus souvent avec l'exénatide qu'avec l'insuline glargine mais leur fréquence a baissé après la semaine 26. Le nombre d'effets secondaires graves était comparable dans les deux groupes (15 %), avec toutefois moins d'épisodes d'hypoglycémie dans le groupe sous exénatide.