Les adolescents actifs physiquement menacés d'hypoglycémie
Bien que les adolescents qui présentent du diabète de type 1 retireraient un avantage à exercer plus d'activité physique, ils ne s'y appliquent souvent guère. Le risque d'hypoglycémie les inquiète-t-il ? Cette étude analyse la relation temporelle entre l'activité physique modérée à intense et la survenue d'hypoglycémie.
Les chercheurs ont recruté 19 personnes atteintes de diabète de type 1, âgées de 14 à 20 ans, dont 53 % de filles. L'aptitude physique a été mesurée par calorimétrie indirecte pendant un effort maximal. La composition corporelle a été déterminée par pléthysmographie (déplacement d'air). Les participants ont reçu un accéléromètre pendant 3 à 5 jours pour déterminer le niveau et la durée de l'activité physique. La glycémie a été mesurée par surveillance continue du taux de sucre dans le sang.
31 % de risque en plus
Il ressort des mesures que les valeurs de l'aptitude physique (filles 43,9 ml/kg/min ; garçons 49,8 ml/kg/min) et celles de la teneur en matières grasses (filles 26,2 % ; garçons 19,2 %) se situaient dans la normale. De plus, 63,2 % des adolescents effectuaient 60 minutes d'effort modéré à intense par jour, ce qui correspond à la réglementation fédérale aux États-Unis. 30 minutes supplémentaires d'un effort du même type par jour ont été associées à un risque plus élevé d'hypoglycémie de 31 % (taux de sucre dans le sang ≤ 70 mg/dl) la nuit ou le lendemain, comparativement à ceux qui ont fourni moins d'efforts (IC à 95 % : 1,05-1,63 ; p = 0,017). Dans ces résultats, les corrections relatives au sexe, au pourcentage de graisses corporelles, à l'aptitude physique et à l'effort simultané ont été prises en compte.
À rappeler
Outre qu'il faille leur faire comprendre l'intérêt de l'activité physique pour la santé, l'éducation des adolescents atteints de diabète de type 1 doit donc également se concentrer sur le risque d'hypoglycémie après un effort modéré à intense, un risque qui peut persister pendant plusieurs heures.