Surveillance active... des taux de testostérone
Les hommes sous surveillance active pour un cancer de la prostate devraient-ils être réévalués sur le plan du risque s'ils présentent de bas taux de testostérone. C'est la question posée par une étude parue dans le BJU International. Elle suggère qu'une diminution modérée à importante des taux de testostérone chez ces patients indiquerait un risque plus élevé d'évolution vers une forme agressive de cancer de la prostate.
Dans cette étude, un total de 154 sujets sous surveillance active pour un cancer de la prostate, a été inclus. Parmi ceux-ci, 54 (35%) ont progressé vers des formes de pathologie nécessitant un traitement actif.
Relation significative
L'analyse montre que ces hommes qui ont dû être traités activement présentaient des taux de testostérone libre significativement plus faibles par rapport aux autres (0.75 ng/dl contre 1.02 ng/dl ; p=0.03). On note également que les patients qui présentaient des taux de testostérone libre inférieurs à 4.15 ng/dl avaient un taux de passage plus élevé à une classification du risque nécessitant un traitement, par rapport aux patients dont les taux de testostérone libre étaient supérieurs à cette valeur (p=0.032). Chez ces premiers patients le risque était plusieurs fois multiplié par rapport aux autres (OR 4.3, 95% CI 1.25-14.73). Une analyse multivariée de ces résultats montre que les taux de testostérone libre et des antécédents familiaux de cancer de la prostate constituent des facteurs prédictifs indépendants de reclassification des patients en risque plus élevé.
A surveiller...
Pour les auteurs, cette étude démontre que les patients avec une diminution modérée à sévère des taux de testostérone libre voient leur risque de développer un cancer de la prostate plus agressif, nettement augmenté