Les nouveaux centres de psychiatrie légale à Gand et Anvers restent insuffisants
Les nouveaux centres de psychiatrie légale à Gand et Anvers pourront accueillir 452 des 1200 internés qui séjournent actuellement en prison. Pour les 750 autres, la situation reste inchangée: ils demeurent en prison et ne bénéficient pas des soins adéquats. Cela ne peut plus durer, estime la Vlaamse Vereniging voor Geestelijke Gezondheid (VVGG).
Certes, on porte plus d'attention aux internés aujourd'hui qu'il y a quelques années. La semaine dernière, le nouveau centre de psychiatrie légale a été inauguré en grande pompe. Il y a quelques semaines, la nouvelle loi sur l'internement était approuvée. Des efforts sont réalisés pour améliorer le quotidien de ces gens. Mais la route est encore longue et tous les problèmes sont loin d'être résolus.
"Pour de nombreux internés, la situation ne changera strictement en rien. L'absence d'avenir, le manque de prise en charge et de soins: pour eux, ces lacunes seront toujours là demain. En effet, près de deux tiers des internés seront toujours dans les prisons, alors que ce n'est pas du tout leur place", déclare Jan Van Speybroeck de la VVGG.
La Vlaamse Vereniging voor Geestelijke Gezondheid se fait beaucoup de soucis pour ces 750 internés dont la situation restera inchangée alors qu'ils ont besoin de soins en raison de leur problème psychiatrique. A la veille des élections, la VVGG appelle les ministres Turtelboom, Onkelinx et Vandeurzen à ne pas les oublier. Un dossier de plus qui risque de ne pas être simple pour le nouveau gouvernement.