Dr Alain UYTTEBROECK (FDF) : " Les médecins ont été abandonnés "
Fort d'une carrière longue de près de 30 ans, le Dr Alain Uyttebroeck présente un CV politique également très fourni. Issu d'une famille entièrement rouge, inscrit au PS à 18 ans, l'homme fut longtemps un " militant inactif ". Inscrit aux élections communales de 1994, il est nommé suppléant à un poste de conseiller communal. Mais lorsqu'il devient, peu après, médecin-conseil auprès de la mutualité ... socialiste, le Dr Uyttebroeck se voit contraint de quitter l'hôtel de ville de Thuin. " Durant dix ans, je n'ai pas fait de politique, mais j'ai beaucoup réfléchi. Certaines choses me dérangeaient au PS et en 2006, lorsque j'ai repris mon activité de généraliste, j'ai rejoint le MR. " Une expérience de courte durée.
Après avoir mené une liste indépendante aux communales de 2012, le FDF lui " fait les yeux doux ". " J'ai rencontré Olivier Maingain à différentes reprises et j'ai compris que contrairement à d'autres, il avait un véritable projet ", se souvient le Thudinien. " Ce qui m'a séduit, c'est notamment tout ce que ce parti veut mettre en oeuvre pour améliorer l'accessibilité aux soins pour les personnes précarisées, favoriser le DMG et le DMI, diminuer la charge administrative, ... Sans oublier leurs idées pour aider, au niveau fiscal, les indépendants. "
Ancien rouge passé à l'ennemi, le Dr Alain Uyttebroeck considère néanmoins que le bilan de Laurette Onkelinx " n'est pas catastrophique. Elle a fait beaucoup de bonnes choses pour les patients. Le nier serait mentir. Mais qu'ils soient généralistes ou spécialistes, les médecins, eux, ont été délaissés. On nous a abandonnés ! Nous ne sommes ainsi pas suffisamment informés. Par exemple, celui qui ne connait pas la législation ou qui ne s'y intéresse pas par lui-même est totalement perdu. "
S'il n'en est pas à sa première campagne, notre candidat FDF avoue malgré tout que c'est une période " difficile et fatigante ". " Mais heureusement, nous sommes une petite équipe, particulièrement soudée, et nous nous partageons les tâches. Cela me permet de ne pas délaisser mes patients. Même si le travail administratif en pâtit quelque peu... "