Burn-out : Ces médecins libéraux français qui dévissent pour embrasser le salariat

Le Quotidien du médecin revient dans sa lettre quotidienne sur les cas de 724 praticiens libéraux (lisez : profession libérale) qui ont décidé récemment de dévisser leur plaque. Dans 80% des cas, ils ont un plan B comme salarié.
" La démographie médicale n'est pas seulement concernée par le désintérêt des jeunes médecins pour l'exercice libéral ", écrit le Quotidien du médecin dans la lettre quotidienne datée d'hier. " Elle affronte aussi la problématique de centaines de praticiens installés qui, chaque année, décident de dévisser leur plaque bien avant l'âge de la retraite. Usure, burnout, paperasse, revenus insuffisants au regard de la charge de travail... : les raisons ne manquent pas. Comment endiguer l'arrêt prématuré de l'exercice ? Les médecins libéraux qui " dévissent ", " déplaquent ", ou " décrochent ", sont une réalité mesurable, même si le sujet est très peu traité. En 2013, précise l'Ordre national des médecins, 724 praticiens (903 en 2010) ont démonté leur plaque prématurément, c'est à dire bien avant l'âge de la retraite. À 46 ans en moyenne, contre 54 ans en 2010. Plus de la moitié d'entre eux exerçaient la médecine générale. "
Dans plus de 80% des cas, ils quittent la médecine libérale pour le salariat. " Le profil du médecin qui dévisse ? Une femme dans 51,5 % des cas, qui exerce le plus souvent dans une région à forte densité : 15,5 % en Ile-de-France, 11,6 % en Rhône-Alpes, et 11,3 % en PACA. " Les motifs principaux sont les charges financières trop lourdes, le temps de travail excessif, les tâches administratives et la dévalorisation de l'institution .
Plusieurs " dévisseurs " ont expliqué leur ras-le-bol dans des livres, notamment Paul Le Meut dont le titre du livre vaut programme : " Médecine générale, courage, fuyons " (Ed. Perce-Mémoire), dans lequel il explique s'être senti " cadre supérieur au rabais ".