Centre de protonthérapie: pour A.Destexhe, c'est " le retour du mal wallon "

Le Dr Alain Destexhe (MR) voit dans la décision de créer un centre de protonthérapie à Charleroi, deux mauvaises raisons : le prestige avant la médecine et une " vengeance " de Jean-Claude Marcourt contre l'UCL qui n'a pas accepté telle quelle sa réforme de l'enseignement supérieur. Le député libéral y voit en outre une nouvelle manifestation du mal wallon dès lors que le sous-régionalisme l'emporte sur l'evidence based medicine.
Pour le Dr Alain Destexhe, "ce projet de centre de proton-thérapie à Charleroi, à côté d'un centre géré par l'UCL-KUL, ne répond à aucun critère médicalement objectivable. La France a deux centres pour 65 millions d'habitants, l'Allemagne cinq centres pour 80 millions d'habitants et il y en a une quinzaine pour tout le continent nord-américain. La proton-thérapie va concerner 150-200 patients en Belgique. La part de marché de Charleroi sera forcément faible, de l'ordre de 20-25 patients."
"L'investissement se monte tout de même à 45 millions d'euros", poursuit-il. "Le traitement du cancer, c'est 200 millions pour avoir un ordre de grandeur. Nous vivons une période de crise. L'hépatite C, certaines maladies orphelines sont sous-traitées. N'y a-t-il pas d'autres priorités ?"
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