Les disputes fréquentes augmentent la mortalité, surtout chez les hommes
Afin d'évaluer l'impact des relations sociales anxiogènes, des chercheurs danois ont suivi pendant près de 11 ans 9.875 hommes et femmes, âgés de 36 à 52 ans. Tous les participants ont ainsi notamment dû répondre à une série de questions concernant leurs relations avec leur conjoint, leurs enfants, leur entourage proche et même leurs amis ou voisins. Les scientifiques ont également mesuré la fréquence des altercations entre les uns et les autres.
Il en ressort que les conflits à répétition avec n'importe qui dans le cercle social sont clairement associés à un doublement voir un triplement du risque de décès à l'âge mûr, toutes causes confondues, par rapport à une vie sociale sereine. Même les conflits de voisinage s'avèrent dangereux, puisqu'ils triplent la mortalité.
Cette étude met également en évidence le fait que le sexe masculin est particulièrement sensible à ce risque. Plus particulièrement les hommes sans emploi confrontés aux disputes avec leurs partenaires féminines. Les auteurs de l'étude expliquent que les hommes répondent au stress en générant plus de cortisol, ce qui peut avoir un impact négatif sur leur santé.
Cette étude conclut qu'il serait intéressant de mieux cibler et prendre en charge les conflits, notamment intrafamiliaux, en particulier des personnes sans emploi.
(référence : Journal of Epidemiology and Community Health, 8 mai 2014, doi:10.1136/jech-2013-203675)