4 : 25 x 25 facteur 6
Ne prenez pas de calculette, voilà la traduction en clair. Est-il possible de diminuer la mortalité prématurée des quatre grands fléaux non contagieux de notre époque de 25% d'ici à 2025 si en modulant l'impact de 6 facteurs de risque modifiables ? Edifiant !
L'évaluation a été faite en introduisant dans des modèles épidémiologiques, les données nationales disponibles de mortalité et de pénétration des facteurs de risque.
Les maladies non contagieuses étudiées sont les maladies cardiovasculaires, les cancers, les affections respiratoires chroniques et le diabète, et les facteurs de risque modifiables pour lesquels une amélioration est utilisée sont la consommation de tabac (- 30%), d'alcool (- 10%), de sel (- 30%), la pression artérielle (- 25%), et l'arrêt de l'augmentation de prévalence de l'obésité et du diabète.
A l'échelon mondial, si l'objectif était atteint pour les 6 facteurs de risque, en 2025, le risque de mortalité prématurée (survenant entre 30 et 69 ans) pour les 4 fléaux serait diminué de 22% chez les hommes et de 19% chez les femmes par rapport au taux de mortalité enregistrés en 2010. Globalement, cela représente quelque16 millions de morts prématurées prévenues ou retardées auxquelles il convient d'ajouter environ 21 millions de décès évités chez les 70 ans et plus !
Focus sur le poumon
En 2010, la BPCO était responsable de 7,7% de la mortalité globale des individus âgés de 30 à 69 ans et les prévisions spécifiques font état d'une diminution de la mortalité par BPCO de 18% en 2025 si rien de plus qu'aujourd'hui n'est mis en oeuvre. En revanche, si l'on parvient à diminuer comme prévu les facteurs de risque concernés, dans le cas qui nous occupe, la diminution du tabagisme est évidemment le point clé, le gain de mortalité pourrait être de 27%, ce qui représenterait 1 million de décès retardés ou prévenus dans la tranche d'âge 30-69 ans plus 1,2 million dans la tranche d'âge 70 ans et plus.
Pour les affections respiratoires chroniques prises dans leur ensemble, la diminution de mortalité pourrait atteindre 24%, soit un gain de mortalité prématurée de 1,2 million et de 2,5 millions pour le 70 ans et plus.
Il ne reste plus qu'à passer de la calculette à l'implémentation sur le terrain. Recyclons les cendriers.