Santé bucco-dentaire et BPCO
Les maquignons avaient l'habitude d'examiner la denture des chevaux pour évaluer leur forme physique. Une étude pilote chinoise suggère que les pneumologues feraient sans doute bien de prêter attention à l'état dentaire de leurs patients atteints de BPCO.
Ce travail a concerné 60 patients atteints de BPCO et ayant par ailleurs une parodontite chronique. Selon la randomisation, les patients ont été alloués à un groupe détartrage et surfaçage radiculaire, un groupe détartrage simple ou un groupe instructions classiques d'hygiène dentaire sans aucun traitement périodontique (groupe contrôle).
Les investigateurs ont évalué l'évolution de la maladie parodontale au moyen de différents index, mesuré la fonction pulmonaire et répertorié les exacerbations au départ, à 6 mois, à 1 an et à 2 ans.
Sans aucune surprise, les index périodontiques se sont améliorés dans les deux bras intervention périodontique et cette amélioration était significative à tous les points de contrôle (p < 0,005). Il a également été documenté une fonction pulmonaire (évaluée par la mesure du VEMS et le calcul du rapport de Tiffeneau) qui était toujours plus élevée dans les deux groupes interventions que dans le groupe contrôle. Et comme les exacerbations étaient également significativement moins fréquentes dans les deux groupes intervention, il est évidemment très tentant de suggérer des relations de cause à effet entre ces trois bénéfices, la séquence logique étant diminution des pathogènes sur la surface des dents grâce au traitement périodontique, impliquant une diminution du risque d'infections broncho-pulmonaires et donc d'exacerbations, ce qui débouche sur une fonction pulmonaire mieux préservée.
A confirmer.