Soins de santé personnalisés : désormais, il faut agir !
Le bon médicament, pour le bon patient, au bon moment. Interpellé par ce défi que pose aujourd'hui les soins de santé personnalisés à notre société, ActuaMedica, avec le support médiatique du Artsenkrant/le Journal du médecin et du Belgian Oncology News, mais aussi le soutien financier de neuf firmes pharmaceutiques, a lancé un projet ambitieux : réunir les différents acteurs-clés qui interviennent dans la prise en charge et l'encadrement de la médecine personnalisée. C'est chose faite désormais.
Lors d'un premier symposium organisé le 17 octobre 2013 au siège de Roularta à Zellik, les principaux orateurs ont identifié clairement les obstacles, en particulier la question du remboursement, et les opportunités que pose ce nouveau concept. Le débat s'est poursuivi pendant quelques mois, entre autres via un site on line, et il s'est achevé en beauté lors d'un symposium de clôture, qui s'est tenu vendredi dernier, au même endroit.
" Soins de santé personnalisés : où allons-nous à partir d'ici ? " : tel était le thème de ce symposium introduit par Stefaan Vermeersch, le CEO d'ActuaMedica.
Abordée par des orateurs triés sur le volet - Luc Colemont, Ron van Schaik, Eric Van Cutsem, Michel Goldman et Henri De Ridder -, la question était adressée aux quatre principaux groupes qui sont amenés à développer ce type de soins en Belgique, à savoir les patients, les médecins et les cliniciens, les acteurs de l'innovation et le gouvernement en tant que payeur.
" Désormais, le message c'est : il faut agir, " a résumé le Pr Bruno Flamion, en tant que président et modérateur du symposium.
Mais comment ? Au stade actuel, en premier lieu, ce sont les notions d'information et de collaboration qui émergent. Il s'agit tout autant de former et d'informer les médecins généralistes que de diffuser une information adéquate aux patients et aussi de stimuler les partenariats.
Bien sûr, le remboursement des thérapies ciblées demeure un point central si l'on veut passer du stade des bonnes intentions aux actes. Directeur général du Service des soins de santé de l'INAMI, le Dr Henri De Ridder a ouvert beaucoup de pistes nouvelles, susceptibles d'améliorer la situation actuelle. Ses propositions ont manifestement séduit l'assemblée.
On retiendra encore du débat final, l'idée que les pharmaciens ont aussi un rôle à jouer, plus important qu'il ne peut y paraître de prime abord.
Même s'il s'agissait de clôturer le projet lancé par ActuaMedica, l'histoire ne s'arrête pas après ce second symposium sur lequel nous reviendrons plus en détails dans les colonnes du Artsenkrant/le Journal du médecin. Une publication est en voie d'élaboration et on peut s'attendre à de nouvelles initiatives dans ce domaine innovant du champ médical que sont les soins de santé personnalisés.