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Journée mondiale du MG : Absym et GBO se positionnent

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Ce 19 mai a été déclarée par la WONCA journée mondiale des médecins généralistes. L'occasion pour l'Absym d'adresser un message particulier à ses membres MG et au GBO-Cartel de rappeler que la première ligne reste le parent pauvre du budget des soins de santé, malgré les efforts substantiels consentis notamment sous le règne de Laurette Onkelinx.

Nicolas de Pape - 19 mai 2014

" Le médecin généraliste n'est pas qu'un énième rouage dans la grande machine des soins de santé mais bien le prestataire de soins par excellence, celui qui est en contact permanent avec la majeure partie de la population ", rappelle l'Absym. " Jour après jour, en sa qualité de médecin de famille, il s'implique dans les soins continus des patients et représente le lien personnel qui se tisse progressivement entre le patient et le monde des soins de santé. "
Le MG est aussi une personne de confiance voire l'ami du patient. Il est le premier point de contact pour répondre à une question médicale, avant internet. " Le vieillissement croissant de la population augmente considérablement le besoin d'avoir recours à un médecin généraliste. Le bon suivi médical des patients plus âgés par leur médecin de famille concourt indubitablement au fait que ces derniers puissent évoluer plus longtemps en toute autonomie. Le rôle social du MG occupe également une place essentielle. C'est pourquoi il est primordial que les autorités publiques reconnaissent ce rôle et le juge à sa juste valeur. "
L'Absym rappelle qu'elle a mené " un combat pour extraire la médecine générale de l'omnipratique qui n'était que l'absence d'une formation en médecine spécialisée. Nous avons obtenu la mise sur pied d'une formation complémentaire, de l'introduction d'un enseignement de médecine générale en spécialité, l'adaptation des honoraires et bientôt la reconnaissance de la médecine générale en tant que spécialité à part entière ".
Le MG, c'est surtout le médecin de la famille " qu'il prend en charge de manière longitudinale de toute une vie, une approche allant de l'éducation à la santé jusqu'à la revalidation, en passant par la prévention, sans parler de tous les aspects curatifs. C'est la connaissance du patient dans toutes ses dimensions : somatique, psychologique, familiale, professionnelle, environnementale. C'est la guidance du patient dans tous les arcanes administratifs, ses besoins sociaux, son parcours à travers la médecine spécialisée ".

" Ne plus freiner la MG "

Le GBO-Cartel a rappellé, de son côté lors d'une conférence de presse dédiée à la journée mondiale des MG que, pendant des années, tout a été fait pour freiner la médecine générale dans ses élans notamment via des indexations linéaires qui profitaient aux " gros " spécialistes et sanctionnaient MG et " petits " spécialistes tels les pédiatres et les gériatres.

A cet égard, Anne Gillet, présidente du GBO, voit dans la répartition de la formation MG/sp 25/75% (en 2013) une véritable catastrophe alors qu'il faudrait former 47 MG pour 53 spécialistes (avec un rapport identique parmi les professeurs d'université). " Il faut absolument que la MG ne soit qu'un second choix, antichambre pour devenir un 'MG hospitaliste' ". Seuls les MG peuvent renverser les inégalités en santé, faire de la véritable prévention et contrer l'iatrogénicité des soins. Pour ce faire, il faut des MG bien dans leur peau et en bonne santé formant une offre diversifiée : solo ou en groupe. Or l'acte intellectuel, qui a été le parent pauvre du système pendant des décennies freinant l'élan des généralistes, doit encore être revalorisé par rapport à l'acte technique. Car l'acte intellectuel est par essence préventif et porteur d'économies budgétaires. Au lieu de cela, on transforme les MG en surveillants de salles d'opération dans les hôpitaux. C'est le monde à l'envers. " Il faut confirmer le MG dans son rôle d'expert de la première ligne. Actuellement, on organise l'engorgement de la médecine spécialisée en lui confiant des tâches simples créant des files d'attente pour les cas complexes que les MG ne peuvent pas gérer. "
Le GBO estime également totalement insuffisant le financement des DUMG et de la SSMG.
Il n'y a pas de rivalité entre MG et spécialistes, assure Gérald Deschietere (MoDeS). Ce psychiatre de formation veut aboutir à la réduction des écarts de revenus (de un à cinq selon lui) entre les différents médecins spécialistes et entre ces spécialistes et les MG.
Quant aux attaques contre le système de concertation, le GBO y voit de la musculation préélectorale. " Toutes les études montrent l'intérêt de notre modèle de concertation. Le tout est de le faire fonctionner. " Le GBO toutefois tient à préciser qu'il n'est pas l'allié des mutuelles, mais plutôt un partenaire dans la discussion.

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