Selon l'Absym, Domus Médica " divise le corps médical "
Pour l'Absym, chacun a bien entendu le droit de faire entendre sa voix mais un syndicat n'est pas un parti politique " qui, selon le choix des électeurs, est amené à choisir un gouvernement dans les hémicycles décisionnels ". Le pouvoir des syndicats n'est ni exécutif ni législatif. " C'est essentiellement un pouvoir de pression qui ne vaut que par la cohérence du discours et surtout par le fait qu'il soit porté d'une seule voix. La dispersion du discours ne peut être qu'un affaiblissement de ceux qu'il est censé représenter. "
L'Absym estime donc que l'AADM (prononcez : " adem " - " souffle " en néerlandais) " doit donc être consciente du tort que sa candidature porte au corps médical, même si ses principes sont honorables et méritent d'être défendus. Ils auraient pu l'être au sein d'un corps médical plus uni. Il est rare que la profession médicale soit aussi divisée qu'en Belgique. "
Le président de l'Absym, Roland Lemye, rappelle que même la représentation médicale internationale s'exprime souvent d'une seule voix.
L'Absym souligne que l'AADM est à la fois une organisation de terrain et une organisation scientifique. " Chaque branche est départementalisée et ce ne sont donc jamais les mêmes personnes qui s'occupent d'organiser la formation continue, qui règlent les problèmes de terrain comme les gardes et qui vont négocier au nom de la profession. "
Bref, on a affaire à un mélange des genres : l'AADM qui prendra des décisions politiques peut porter ombrage à la formation continue qu'elle organise.
En outre, affirme l'Absym, " le programme d'AADM est incroyablement dirigiste. AADM veut faire de la Belgique une immense maison médicale et ne veut laisser aucune place aux spécialistes dans le paysage médical. "