L'hormone de la faim capable de limiter l'ampleur de la dépression
Des chercheurs de l'Université de Texas Southwestern ont identifié un mécanisme clé dans le cerveau déclenché par la ghréline, l'hormone de la faim, également connue pour son effet naturel antidépresseur.
Produite dans l'estomac et les intestins, la ghréline présente des effets antidépresseurs naturels qui se manifestent lorsque ses niveaux augmentent en raison de la restriction calorique ou d'un stress psychologique prolongé. C'est ce qu'avait mis en évidence la même équipe en 2008.
Cette fois, les scientifiques ont montré sur l'animal l'aptitude de la ghréline à stimuler la neurogenèse (formation de nouveaux neurones) dans l'hippocampe, une zone du cerveau qui régule l'humeur, la mémoire et les comportements alimentaires et qui joue un rôle majeur contre la dépression.
Outre ce mécanisme, le Pr Zigman et ses collègues ont trouvé une nouvelle voie thérapeutique puissante contre la dépression, sous la forme d'un médicament neuroprotecteur nommé P7C3 dont les composés, découverts en 2010, étaient déjà connus pour leurs capacités neuroprotectrices dans la maladie de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique et certaines lésions cérébrales.
Selon les auteurs de ce travail, un tel traitement devrait convenir à des patients souffrant de dépression liée au stress chronique, associée à des niveaux de ghréline modifiés, comme c'est le cas pour l'obésité et l'anorexie mentale.
(référence : Molecular Psychiatry, 22 avril 2014, doi:10.1038/mp.2014.34)