Le flair du chien est sans égal pour dépister le cancer de la prostate
Selon une étude italienne, dévoilée au Congrès annuel de l'Association Américaine d'Urologie à Orlando, certains chiens sont capables de flairer un cancer de la prostate à différents stades de manière plus fiable qu'un test classique PSA et une biopsie. Avec 200 millions de cellules olfactives, leur truffe a des capacités sensorielles nettement supérieures à celles des humains.
Les chercheurs milanais ont utilisé deux bergers allemands femelles de trois ans chargés habituellement de détecter des explosifs. Pendant cinq mois, ils ont entraîné les canidés à renifler des échantillons d'urine, à la recherche des composés organiques volatiles (COV) qui signalent une tumeur prostatique.
En tout, 677 patients ont été inclus dans l'étude dont 320 souffrant d'un cancer de la prostate à des degrés divers, même des tumeurs à un stade très précoce. Les résultats sont surprenants puisque la spécificité a atteint 97 et 98% (échantillons négatifs éliminés) et la sensibilité 99 et 100% (échantillons positifs détectés) selon les chiens, soit seulement 16 faux positifs et 4 faux négatifs.
Quoique surprenants, les résultats ouvrent des perspectives intéressantes, compte tenu des difficultés que peuvent poser les examens de dépistage traditionnels. S'il est évidemment trop tôt pour penser utiliser le meilleur ami de l'homme en routine dans les hôpitaux, ce travail renforce la conviction qu'il existe une voie de recherche de signatures spécifiques des cancers.
(référence : Bloomberg, 19 mai 2014)