La FAMGB inquiète face à la régionalisation de la première ligne à Bruxelles
A la veille des élections, la Fédération des associations de médecins généralistes de Bruxelles s'inquiète de l'impact du transfert des compétences en matière de santé aux entités fédérées, en particulier au niveau du soutien et l'organisation de la première ligne.
Représentant plus de 1.500 médecins généralistes bruxellois, le principal cercle francophone du pays entend rappeler aux futurs élus toute l'importance d'une première ligne de soins renforcée à Bruxelles comme dans le reste du territoire. Et de souligner que les pays qui soutiennent une politique forte au niveau de la 1ère ligne bénéficient à la fois d'indices de santé élevés de leur population et de coûts de santé plus faibles.
Inquiet de l'impact qu'aura le transfert des compétences santé aux entités fédérées pour la médecine générale, et en particulier au niveau du soutien et de son organisation, son président, le Dr Michel De Volder, en profite aussi pour rappeler aux politiques les conclusions du Livre Blanc de la Médecine Générale à Bruxelles, présenté en octobre 2013. Ce document dressant un état des lieux des préoccupations de la médecine générale à Bruxelles et proposant 68 recommandations, insiste sur l'harmonisation de la première ligne de soins à Bruxelles. " Il faut faciliter la communication et le travail de tous les métiers de la première ligne (médecins généralistes, kinés, infirmier(e)s...) pour optimaliser les soins à domicile pour les patients bruxellois, en ce compris le maintien à domicile le plus longtemps possible des personnes âgées et/ou fragilisées ", précise Michel de Volder.
Création d'une coupole
Par ailleurs, la création d'une coupole de la première ligne est nécessaire. " Pour assurer à Bruxelles une politique de santé publique cohérente, il faut rassembler les différents acteurs de la première ligne et les décideurs politiques dans une coupole de concertation et de coordination stratégique développée dans une perspective de simplification et d'intégration. Actuellement, la multiplication des aides nécessaires pour le maintien à domicile offre des soutiens parcellaires composant un millefeuille institutionnel et structurel sans solution globale. Il en résulte la saturation de certains services alors que d'autres ressources sont méconnues des acteurs de soins et donc sous-utilisées. Cette coupole n'existe pas et doit être créée avec les acteurs de terrain ", considère la FAMGB par la voix de son président. Enfin, le cercle de MG bruxellois souligne sa volonté de participer à toute discussion concernant la politique de la santé publique à Bruxelles, et demande d'être étroitement liée à l'élaboration de tout projet, le médecin généraliste étant le pilier essentiel dans le paysage de soins de première ligne.