Les manques d'exercice physique et de sommeil font le lit de l'obésité infantile
Deux nouvelles études américaines sur l'obésité infantile ont été publiées dans la revue Pediatrics. La première, baptisée FitKids, montre que la graisse abdominale est plus dangereuse que le surpoids et recommande la pratique d'un exercice physique régulier même pour les enfants de poids normal.
Les chercheurs ont évalué l'impact de l'activité physique, sur la composition corporelle et sur des critères de santé de 220 enfants, âgés de 8-9 ans, répartis en un groupe intervention (70 minutes d'activité physique modérée à vigoureuse 5 jours par semaine) et un groupe de contrôle.
Au bout de 9 mois, des différences notables ont été relevées entre les deux groupes : indépendamment de leur poids, les enfants du groupe d'intervention Fitkids ont présenté moins de graisse corporelle globale et abdominale et ils ont amélioré leurs critères de santé cardiovasculaire. Par contre, aucun changement cardiorespiratoire n'est apparu chez les autres enfants, mais bien une hausse de la masse grasse et de la graisse abdominale.
La deuxième étude portant sur plus 1.000 enfants confirme les résultats de précédents travaux, en apportant des preuves convaincantes du lien entre un sommeil insuffisant et l'obésité infantile.
Quelle que ce soit la période de la petite enfance, les scientifiques ont pu constater que les petits qui dorment moins que le nombre d'heures recommandées pour leur âge voient leur adiposité, dont la graisse abdominale, augmenter dès l'âge de 7 ans.
(références : Pediatrics, 31 mars 2014, doi: 10.1542/peds.2013-2246, et 19 mai 2014, doi:10.1542/peds.2013-3065)