Faire amende honorable est indispensable pour retrouver l'estime de soi
De précédentes études ont montré qu'une incapacité à l'auto-indulgence peut être un facteur de dépression, d'anxiété et même d'affaiblissement du système immunitaire. Après avoir fait du tort, certaines personnes se sentent moralement obligées de devoir " souffrir ". Elles ont probablement tort si l'on en croit une étude que viennent de mener des psychologues de l'Université Baylor.
Ces derniers ont réalisé deux expériences. Au cours de la première, ils ont demandé à 269 personnes de se remémorer une offense qu'elles auraient commise dans le passé, avant de les interroger sur leur capacité à se pardonner à elles-mêmes, ainsi que sur les efforts entrepris pour s'excuser et réparer le préjudice. Elles devaient également évaluer si l'autre leur avait pardonné et jusqu'à quel point.
Les participants ont admis que plus ils avaient fait amende honorable auprès de la personne offensée, plus ils pouvaient accepter de se pardonner leur tort. En outre, quand l'autre arrivait à leur pardonner, plus vite ils retrouvaient l'estime d'eux-mêmes.
Au cours de la seconde expérience, 208 personnes ont été interrogées sur une fausse hypothèse d'infraction, commune à toutes : leur responsabilité dans le licenciement d'un ami. Les mêmes conclusions ressortent, hormis l'absence d'effet du pardon de l'ami hypothétique.
(référence : Journal of Positive Psychology, 22 avril 2014, DOI:10.1080/17439760.2014.910823)