Le téléphone portable serait aussi un nid à allergies

Les deux premiers cas de dermatite du téléphone mobile, cette réaction allergique de la peau liée principalement à des métaux tels que nickel, chrome, iridium, cobalt mais aussi aux colles et plastiques, ont été publiés par un dermatologue italien en 2000. Mais ce qui n'était encore qu'une anecdote de spécialistes est désormais un phénomène en hausse.
En compulsant des études antérieures, des scientifiques danois et américains en ont identifié 31 rapportant la libération d'allergènes métalliques avec l'usage du portable, et documentant 37 cas de dermatite allergique de contact dans différents pays depuis 2000.
Cette méta-analyse internationale suggère une libération excessive de nickel avec 18 à 45% des mobiles, en fonction des études. Parmi les 34 cas mentionnant l'âge du patient touché, 41% étaient âgés de moins de 18 ans. Et, s'il existe depuis 2009 des dispositions dans la directive " Nickel " de l'Union Européenne, les taux de téléphones testés positifs ne semblent pas avoir diminué.
Certaines recherches documentent également la libération de cobalt. Deux d'entre elles affichent respectivement un taux de 14% et 25% des mobiles ayant un résultat positif.
Les auteurs attirent donc l'attention des praticiens sur le fait qu'ils doivent s'attendre à rencontrer un nombre croissant de dermatites de contact sur la peau du visage, du cou, des mains, de la poitrine ou des cuisses.
(référence : Pediatric Allergy, Immunology, and Pulmonology, 5 mars 2014, doi:10.1089/ped.2013.0308)