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Arthrite psoriasique : un risque d'athérosclérose

Dans l'arthrite psoriasique, il est crucial de réduire l'inflammation à l'origine des douleurs et des lésions articulaires. Mais le bénéfice est plus important qu'il n'y paraît selon cette étude qui montre qu'une inflammation persistante et mal jugulée majore le risque d'athérosclérose.

27 mai 2014

L'arthrite psoriasique (PsA) est une forme d'arthrite inflammatoire de type auto-immune qui affecte entre 10 et 30% des patients souffrant de psoriasis. Le tableau clinique ressemble à celui de la polyarthrite rhumatoïde, avec notamment une enthésite et une inflammation articulaire omniprésente qu'il faut réduire pour prévenir les lésions permanentes. Le traitement comprend les antirhumatismaux à action lente, les AINS, les corticostéroïdes et les agents biologiques efficaces mais souvent prescrits avec retard lorsque l'inflammation est déjà bien installée. Cette nouvelle étude a cherché à savoir si une inflammation sévère persistante va de pair avec une athérosclérose plus sévère chez les patients avec une PsA.

Un risque majoré par l'inflammation
L'étude1 a inclus 235 patients suivis par une série de facteurs prédictifs d'évolution tels que le PASI (Psoriasis Activity and Severity Index), la vitesse de sédimentation (VS), le taux de leucocytes (WBC), le nombre d'articulations douloureuses et gonflées, la CRP, le PASDAS (Psoriatic Arthritis Disease Activity Score) et le DAPSA (Disease Activity for PsA). Le risque d'athérosclérose est évalué par un écho-doppler carotidien et une mesure de la surface des plaques. Les résultats montrent que les formes les plus sévères d'athérosclérose se retrouvent chez les patients âgés (p < 0,001), plus souvent obèses (p = 0,01), fumeurs (p = 0,008), hypertendus (p = 0,001), diabétiques (p < 0,0001) et dyslipidémiques (p < 0,0001). En utilisant un modèle de régression multivariée ajusté pour l'âge et le sexe, une VS élevée, un taux de leucocytes élevé et un score DAPSA élevé sont associés à une athérosclérose plus sévère. Ces associations perdent leur significativité après ajustement pour les classiques facteurs de risque cardiovasculaires. Une observation à mettre en perspective avec le fait que l'épaisseur intima-media est significativement augmentée chez les patients avec une PsA et ce, indépendamment de l'activité de la maladie et des facteurs conventionnels de risque d'athérosclérose.

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