Paludisme : une protéine stoppe les parasites et ouvre la voie à un vaccin
Des spécialistes américains des allergies et des maladies infectieuses ont trouvé une protéine qui déclenche la fabrication d'anticorps capables d'empêcher les parasites responsables du paludisme de se multiplier. Leur découverte pourrait permettre de créer un vaccin susceptible d'offrir une protection contre les formes les plus aiguës de cette maladie responsable de plus de 600.000 morts par an, surtout de jeunes enfants en Afrique sub-saharienne.
Pour cette recherche, les scientifiques ont utilisé des échantillons de sang provenant d'enfants tanzaniens de deux ans qui étaient soit résistants soit sensibles au paludisme. Grâce à des analyses génétiques et une série de tests en laboratoire, ils ont pu identifier l'antigène PfSEA-1 et confirmer qu'il bloquait les parasites du paludisme après que ceux-ci aient pénétré dans les cellules des globules rouges.
Des souris ont ensuite été vaccinées avec ce nouvel antigène. Une tentative concluante puisqu'une baisse des niveaux de parasites a été observée dans le sang des rongeurs qui ont également survécu plus longtemps que leurs congénères non vaccinés.
Enfin, les auteurs de ce travail ont mesuré les niveaux d'anticorps PfSEA-1 dans des échantillons de plasma sanguin provenant de 453 enfants tanzaniens et, durant la période au cours de laquelle ces niveaux étaient détectables, aucun cas de paludisme grave n'a été constaté.
(référence : Science, 23 mai 2014, DOI: 10.1126/science.1254417)