Les avions sont aussi des bouillons de culture !
Même dans les avions, certaines bactéries très infectieuses peuvent survivre jusqu'à une semaine sur certaines surfaces. Etabli par une équipe de l'Université d'Auburn, en Alabama, ce constat n'est pas de nature à rassurer les hypocondriaques contraints de voyager dans les airs.
L'étude a été soutenue par des industriels de l'aviation souhaitant optimiser leurs procédures de désinfection et de nettoyage. Ils ont livré aux chercheurs des surfaces des cabines d'avion commerciaux : accoudoirs, tablettes en plastique où les plateaux repas sont posés, boutons en métal des toilettes, volets de hublot, tissu de la poche des sièges... Ces objets ont été placés dans des conditions similaires à celles des vols commerciaux en termes de température (24°C) et d'humidité (18%).
Les chercheurs ont testé la survie de deux agents pathogènes virulents, capables d'entraîner de graves infections pour les voyageurs après un simple contact de peau : le staphylocoque doré (SRAM), mortel dans certains cas, et l'Escherichia coli (E. Coli). Ils ont constaté que le premier pouvait survivre jusqu'à sept jours sur la poche du siège, tandis que le second restait vivant jusqu'à quatre jours sur les accoudoirs, trois sur les plateaux et deux sur les boutons en métal des toilettes.
Selon son principal auteur, le Dr Kiril Vaglenov, cette étude a pour but de souligner auprès des compagnies aériennes l'importance de fournir un bon environnement sanitaire aux voyageurs.
(référence : Press Release de l'American Society for Microbiology, 20 mai 2014)