Les maladies mentales réduisent considérablement l'espérance de vie
Une étude du département de psychiatrie de l'Université d'Oxford révèle que les victimes de maladies mentales ont une espérance de vie moins importante que celle de la population générale. Leur longévité est même plus réduite que celle de fumeurs réguliers.
Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques britanniques ont analysé une vingtaine de recherches portant sur le sujet et englobant 1,7 millions de personnes qui souffrent de différents types de maladies mentales.
Leur constat est inquiétant. Ainsi, si les fumeurs de plus d'un paquet par jour voient leur espérance de vie être abaissée de 8 à 10 ans, la dépression chronique réduit la vie de ses victimes de 7 à 11 ans, la bipolarité de 9 à 20 ans, la schizophrénie de 10 à 20 ans, et les addictions à l'alcool ou aux drogues de 9 à 24 ans.
Selon le Dr Seena Fazel, il y a plusieurs facteurs explicatifs. Il pointe les comportements à risque très fréquents chez les patients psychiatriques, notamment la consommation de drogues et d'alcool, et les tentatives de suicide. Il invoque aussi le fait que les médecins psychiatres qui suivent ces malades se focalisent sur leur trouble mental et délaissent un peu leur santé générale, en particulier leurs problèmes d'ordre physique.
(référence : Press Release de l'Université d'Oxford via EurekAlert, 22 mai 2014)