Prothèses péniennes : patients insatisfaits ?

La pose d'une prothèse pénienne n'est pas un acte banal, raison pour laquelle une session entière lui était consacrée.
Il y a environ 20.000 prothèses placées chaque année aux Etats-Unis. La plupart des plaintes des patients proviennent de leur déception quant à la longueur obtenue. Or il se fait que les attentes dépassent de loin ce qui est techniquement réalisable. De plus, il est essentiel de rappeler aux candidats à la prothèse qu'au maximum, il sera possible d'obtenir une longueur équivalente à celle que le patient avait avant + ou - un centimètre. Il est donc essentiel de l'en avertir. De plus, tout dépend aussi des caractéristiques du receveur.
On considère qu'il y a trois types de patients, explique Drogo Montague (Cleveland, OH). Ceux présentant une albuginée normale et des muscles lisses fonctionnant relativement bien : les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires et/ou de diabète, par exemple. Chez ces patients, les prothèses gonflables permettent d'obtenir une expansion non seulement en largeur, mais aussi en longueur. Il y a une perte également de la tumescence du gland. Concernant cette perte, certains proposent un traitement conjoint par inhibiteurs de PDE-5. Le deuxième type correspond à des hommes souffrant de maladie de la Peyronie ou de fibrose. Ceux-là ne récupèreront jamais la longueur perdue et perdront la rigidité du gland. Enfin, les derniers ont un raccourcissement réel ou apparent de la verge, comme en cas de prostatectomie ou d'obésité. Une fois de plus, non averti, le patient risque d'être déçu par les résultats de l'intervention.
La réussite de l'intervention tient également dans une asepsie rigoureuse permettant de limiter les risques d'infection. Par ailleurs, une antibiothérapie prophylactique est indispensable !
Plus le chirurgien sera sollicité pour réaliser la pose de ces prothèses, meilleurs seront les résultats obtenus. Plus la communication est bonne au départ, plus la satisfaction est élevée.