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L'âge du père en question...

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Une belle place a été laissée aux troubles de la fertilité et à l'impuissance. Cependant, une autre question a taraudé les présentateurs, à savoir si l'âge du père constituait un frein à la reproduction...

Pierre Dewaele - 28 mai 2014

En effet, si chez la femme, les effets de l'âge sur la grossesse font l'objet de nombreuses études, il n'en est pas de même pour l'homme. La question mérite toutefois d'être posée, puisque les hommes comme les femmes ont des enfants de plus en plus tard.

Des études montrent que plus le futur père avance en âge, plus long sera le délai pour parvenir à provoquer une grossesse. De 6 mois à 25-29 ans, il passe à 26,2 mois après 50 ans. Jospeh Alukal (New York, NY) attribue cela aux modifications hormonales, à la qualité du sperme, au recours à la PMA et à d'autres facteurs confondants comme l'âge de la partenaire et les comorbidités.

L'hypogonadisme peut survenir avec l'âge et entraîne une réduction des rapports et impacte sur la qualité du sperme. Ce problème concerne environ la moitié des hommes après 40 ans. Michaël Eisenberg (Palo Alto, CA) (1) a, par ailleurs, montré dans étude présentée à l'AUA que la qualité des spermatozoïdes ne pouvait pas être mise en rapport avec la survenue de troubles congénitaux. La sévérité du facteur masculin dans l'infertilité ne semble pas avoir d'impact non plus. En revanche, l'utilisation de méthodes de PMA avec introduction intracytoplasmique de spermatozoïde dans l'ovule pourrait augmenter ce risque.

Avec l'âge, on assiste à un nombre croissant de fragmentations de l'ADN augmentant ainsi le risque de malformations. On peut estimer qu'il y a environ 3,1% de changement par an. Les grossesses dont les géniteurs ont de plus de 50 ans risquent deux fois plus souvent de se terminer en fausses couches, tout autre facteur restant égal par ailleurs. Il existe également 15% de risque en plus de malformations. Il faut évidemment mettre cela en relation avec le risque de 220% pour les femmes au-delà de 45 ans. Un registre israélien montre que le risque relatif que l'enfant à naitre développe une schizophrénie en plus est triplé si le père est âgé entre 50 et 54 ans. C'est aussi le cas pour l'autisme (x3,45) et pour le trouble déficitaire de l'attention et hyperactivité. (2)

Il est donc clair que le risque de développer ces maladies chez les enfants ou de subir une fausse couche augmente si le père à 50 ans ou plus au moment de la conception. Toutefois, les spécialistes ne recommandent pas de changement d'attitude de screening, car la prévalence reste basse.

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