Vessie et lanterne... rouge
Le cancer vésical peut être prévenu comme beaucoup d'autres. Par ailleurs, une fois qu'il est déclenché, il est malheureusement trop souvent diagnostiqué trop tard...
Or, l'hématurie est le signe le plus commun qui doit avertir d'un possible cancer vésical et seule la moitié des patients présentant ce symptôme arrive chez leur médecin. Des chercheurs de Nashville (1) ont voulu savoir si le sexe ou la race influençait le délai de cette première évaluation. En effet, on sait bien que les femmes non caucasiennes ont plus de risque de mortalité que les autres. Ils ont donc inclus les patients appartenant au service MediCare rendant visite à leur généraliste pour la première fois avec ce symptôme. L'évaluation a concerné 9220 patients au départ, mais seulement 14% de ceux-ci ont terminé l'étude. Toutefois, l'analyse multivariable montre que les femmes moins que les hommes sont vues par un urologue afin de mener à bien le diagnostic. Ceci constitue probablement une des raisons pour lesquelles les femmes décèdent plus de ce cancer que les hommes. Les auteurs soulignent en tout cas que ce n'est pas lié à la race.
Dans une autre étude, des chercheurs californiens (2), cette fois, montrent, en analysant les données de plus de 222.000 participants que l'exercice permet non seulement de prévenir le cancer vésical, mais aussi de le contrôler. Ainsi, les patients pratiquant n'importe quelle activité physique présentent une baisse du risque de décéder de ce cancer de 53% par rapport à ceux qui n'en font pas. Le tabac triple, voire quadruple, le risque d'en mourir. En revanche, ils n'ont découvert aucune différence en ce qui concerne l'obésité. En revanche comme précédemment, les Californiens n'ont pas non plus pu mettre en évidence une différence entre les différentes races.