Manger du piment rouge augmenterait l'espérance de vie
Plusieurs études ont déjà associé les régimes riches en piment rouge à une incidence réduite du diabète et des troubles métaboliques. Une nouvelle recherche menée à l'Université de Californie montre que la capsaïcine, une substance naturelle contenue dans ce piment, contribue à une longévité accrue, en bloquant un récepteur à la douleur.
Les scientifiques ont d'abord créé une lignée de souris dont ils ont réduit l'activité du neurone TRPV1, qui agit comme récepteur à la douleur. Ce dernier, notamment présent dans la peau et dans les nerfs, est détruit par des substances comme la capsaïcine.
Résultat : les souris dépourvues du récepteur TRPV1 ont vécu quatre mois plus longtemps que des rongeurs " normaux ", soit une longévité supérieure de 14 % en moyenne. Autrement dit, des souris dotées d'une moindre capacité à ressentir la douleur vivent plus longtemps.
Mieux, lorsque ces souris vieillissent, elles gardent un métabolisme " juvénile ". Leur organisme continue en effet à réguler aussi efficacement et rapidement les taux de sucres dans le sang que pendant leur jeunesse. Selon les auteurs, cela pourrait s'expliquer par le fait que TRPV1 est impliqué dans la libération d'une substance appelée CGRP, qui empêche l'insuline d'entrer dans les canaux sanguins. En l'absence de TRPV1, moins de CGRP est donc délivrée, ce qui permet à l'insuline de pénétrer beaucoup plus facilement dans le sang et d'y effectuer sa mission bénéfique.
(référence : Cell, 22 mai 2014, doi : 10.1016/j.cell.2014.03.05)