Corriger un déficit en vitamine D chez l'asthmatique, utile ou pas ?
La réponse courte est : cela dépend de ce que vous voulez obtenir. Si vous corrigez parce que c'est toujours une bonne chose, faites-le. Si vous corrigez pour améliorer le pronostic, abstenez-vous.
Chez les asthmatiques, divers travaux ont pointé du doigt l'association entre niveaux sériques insuffisants de vitamine D et altération de la fonction pulmonaire, augmentation de la fréquence des exacerbations ou moins bonne réponse à la corticothérapie. Autant de raisons valables pour évaluer l'impact de la correction du déficit, ce qu'a fait l'étude VIDA dont l'acronyme était cependant un peu trop optimiste (Vitamin D Add-on Therapy Enhances Corticosteroid Responsiveness in Asthma).
Cette étude randomisée contrôlée menée en double aveugle a enrôlé 408 asthmatiques adultes symptomatiques recevant une corticothérapie inhalée par ciclesonide et dont les taux sériques de 25 hydroxy vitamine D étaient inférieurs à 30 ng/ml et qui ont reçu de la vitamine D3 par voie orale (n = 201, dose de charge de 100.000 UI puis 4.000UI/j) ou un placebo (n = 207) pendant une durée totale de 28 semaines.
Hélas, l'ajout de vitamine D3 n'a pas permis de réduire significativement la survenue d'un premier échec thérapeutique (critère composite regroupant notamment déclin de la fonction pulmonaire, augmentation de la consommation de ß2-agonistes à courte durée d'action, renforcement de la corticothérapie inhalée ou ajout de corticoïdes oraux ou injectables, recours aux urgences ou hospitalisations) par rapport au placebo.
Alors que 82% des sujets du bras vitamine D3 avaient des taux sériques de 25 hydroxy vitamine D ≥ 90 ng/ml de façon soutenue, au moins un premier échec a été documenté pendant le délai de 28 semaines chez 28% des sujets du bras vitamine D3 et chez 29% des sujets du bras placebo.
Il n'a pas non plus été documenté de réduction significative de divers autres paramètres évaluant le contrôle de l'asthme, la fonction respiratoire, la qualité de vie ou l'inflammation des voies respiratoires.
Sur 9 critères secondaires analysés, un seul s'avère significatif, en l'occurrence une dose moyenne de ciclesonide inférieure de 15 µg/j chez les sujets du bras vitamine D3Chez les asthmatiques, divers travaux ont pointé du doigt l'association entre niveaux sériques insuffisants de vitamine D et altération de la fonction pulmonaire, augmentation de la fréquence des exacerbations ou moins bonne réponse à la corticothérapie. Autant de raisons valables pour évaluer l'impact de la correction du déficit, ce qu'a fait l'étude VIDA dont l'acronyme était cependant un peu trop optimiste (Vitamin D Add-on Therapy Enhances Corticosteroid Responsiveness in Asthma).
Cette étude randomisée contrôlée menée en double aveugle a enrôlé 408 asthmatiques adultes symptomatiques recevant une corticothérapie inhalée par ciclesonide et dont les taux sériques de 25 hydroxy vitamine D étaient inférieurs à 30 ng/ml et qui ont reçu de la vitamine D3 par voie orale (n = 201, dose de charge de 100.000 UI puis 4.000UI/j) ou un placebo (n = 207) pendant une durée totale de 28 semaines.
Hélas, l'ajout de vitamine D3 n'a pas permis de réduire significativement la survenue d'un premier échec thérapeutique (critère composite regroupant notamment déclin de la fonction pulmonaire, augmentation de la consommation de ß2-agonistes à courte durée d'action, renforcement de la corticothérapie inhalée ou ajout de corticoïdes oraux ou injectables, recours aux urgences ou hospitalisations) par rapport au placebo.
Alors que 82% des sujets du bras vitamine D3 avaient des taux sériques de 25 hydroxy vitamine D ≥ 90 ng/ml de façon soutenue, au moins un premier échec a été documenté pendant le délai de 28 semaines chez 28% des sujets du bras vitamine D3 et chez 29% des sujets du bras placebo.
Il n'a pas non plus été documenté de réduction significative de divers autres paramètres évaluant le contrôle de l'asthme, la fonction respiratoire, la qualité de vie ou l'inflammation des voies respiratoires.
Sur 9 critères secondaires analysés, un seul s'avère significatif, en l'occurrence une dose moyenne de ciclesonide inférieure de 15 µg/j chez les sujets du bras vitamine D3.