Même acquis à l'âge adulte, le bilinguisme " booste " le cerveau
Peu importe l'âge auquel on se lance dans l'apprentissage d'une langue, le fait d'être bilingue ralentit le vieillissement du cerveau, selon les résultats d'une étude menée à d'Édimbourg.
La même équipe avait déjà démontré en novembre dernier que parler au moins deux langues retarde de cinq ans le déclenchement d'une démence et améliore la cognition. Mais elle n'avait pas pu déterminé si c'est le fait d'être polyglotte qui apporte ce bénéfice, ou si une meilleure cognition de base explique le fait de pouvoir parler plusieurs langues. La nouvelle étude fournit la réponse : c'est bien l'apprentissage de plusieurs langues qui est à l'origine d'une amélioration des capacités cognitives.
Le Dr Thomas Bak et ses collaborateurs ont passé au crible les données d'une cohorte écossaise de 835 personnes ayant l'anglais pour langue native, dont 262 (soit plus de 30%) ont déclaré pouvoir s'exprimer dans au moins une autre langue, 65 d'entre elles y étant parvenues après 18 ans. Toutes ces personnes ont passé un test d'intelligence en 1947 à l'âge de 11 ans puis à nouveau vers 70 ans.
L'analyse montre que les participants au moins bilingues présentent de bien meilleures capacités cognitives que la moyenne au même âge, particulièrement dans l'intelligence générale (Q.I.) et la lecture, et ces effets sont constatés quel que soit l'âge d'apprentissage de la seconde langue. Autrement dit, même les adultes en profitent.
(référence : Annals of Neurology, 2 juin 2014, via Eurekalert)