Un vent de jeunesse souffle sur les maisons médicales

Les maisons médicales francophones attirent de plus en plus de praticiens : +25% entre 2008 et 2011. Les jeunes généralistes sont particulièrement séduits par cette pratique de groupe : la moitié des praticiens y exerçant n'ont pas encore franchi le cap de la quarantaine. Les femmes sont également très attirées par cette formule (59%).
Un nombre toujours croissant de praticiens se tourne vers les maisons médicales. En 2008, quelque 314 MG francophones exerçaient dans ces établissements ; en 2011, ils étaient 394 (179 à Bruxelles, 215 en Wallonie), soit une augmentation spectaculaire de 25% en trois petites années à peine. " Durant ces dernières années, le nombre de maisons médicales a augmenté (75 en 2008, 84 en 2011) ", avance Elysée Somasse, responsable du service d'études et de recherches de la FMM (Fédération des Maisons Médicales). " Par ailleurs, les praticiens croyant en ce modèle sont tout simplement plus nombreux qu'auparavant. La promotion d'une médecine sociale, la possibilité d'avoir une vie privée à côté de sa carrière professionnelle, les échanges facilités par la pratique de groupe, ..., tout cela peut expliquer l'attrait des MM. "
Les professionnels exerçant dans ce cadre sont généralement jeunes. Voire très jeunes. Dans la partie francophone du Royaume, l'âge moyen de ces praticiens est de 42,9 ans. 51% de ces MG n'avaient, en 2011, pas encore atteint la barre des 40 ans. En Belgique pourtant, seul un généraliste sur cinq n'a pas encore franchi ce cap. En MM, les praticiens plus âgés et plus expérimentés sont donc - en toute logique - peu nombreux : 28% des MG qui y travaillent ont plus d'un demi-siècle, contre plus de la moitié des généralistes au niveau belge.
L'âge moyen des praticiens en MM a fortement évolué au cours des derniers mois, passant de 40,5 ans en 2008 à 42,9 ans en 2011. " Cela prouve malgré tout que le modèle reste particulièrement jeune. "
Autre constat important : la majeure partie des généralistes exerçant en MM sont des femmes (59,8% à Bruxelles, 57,7% en Wallonie). Les jeunes générations sont fortement touchées par cette féminisation : ces dames et demoiselles représentent 65% des 35-39 ans, 75% des 30-34 ans et jusqu'à 77% parmi les moins de 30 ans. La tendance s'inverse nettement au-delà de 45 ans : les hommes sont ainsi largement majoritaires chez les 60-64 ans (76%).
Plus de détails dans nos éditions de ce vendredi 06/06.