L'apparition de traits autistiques serait liée au stress maternel prénatal
Pour tenter de comprendre l'influence du stress de la femme enceinte sur son futur enfant, des chercheurs de l'Université McGill ont mis au profit une des pires tempêtes de verglas qui a secoué le Québec, en janvier 1998. A l'époque plus de trois millions de personnes furent privées d'électricité pendant près de 40 jours.
Pour ce " Projet Verglas ", les spécialistes en santé mentale ont recruté près de 150 familles dont la mère était enceinte au moment de la tempête. En analysant les effets de l'exposition au stress pendant la grossesse, ils ont constaté un lien direct avec l'apparition de traits autistiques des enfants vers l'âge de six ans et demi. Parmi les symptômes : difficulté à se faire des amis, maladresse générale, et façon étrange de parler. Plus l'anxiété avait été forte chez les mères, plus ces symptômes étaient sévères.
Ils ont également remarqué que chez les garçons qui allaient développer l'autisme plus tard, les niveaux d'hormones stéroïdiennes dans le liquide amniotique qui les avait baignés comme bébé dans l'utérus étaient particulièrement élevés. Cela pourrait expliquer pourquoi l'autisme est plus fréquent chez les hommes, ces hormones étant produites en plus grande quantité chez les garçons.
Autre constat : les effets du stress étaient particulièrement marqués chez les mères qui étaient dans leur premier trimestre de grossesse au moment de la tempête.