Médecins étrangers : pas un phénomène nouveau, selon l'Absym

Suite à notre dossier sur les médecins étrangers (lire notre dernière édition), Marc Moens (Absym) note que la Flandre a toujours connu un afflux de Néerlandais et, de leur côté, les universités francophones des arrivées de médecins dont le français était la seconde langue, notamment les Libanais pendant la guerre civile de 1975.
L'attractivité de notre pays en termes de qualité de la médecine et de la formation médicale est mise en exergue par Moens comme première explication. Les médecins belges brillent dans plusieurs spécialités et cela attire de nombreux médecins étrangers. Si ensuite, ils décident de ne pas rentrer dans leur pays, on ne peut guère leur en faire grief. C'est le cas des Roumains qui, souvent, parlent couramment le français ou l'apprennent très vite.
Cette tendance ne peut être découplée du mouvement inverse : des centaines de médecins belges quittent la Belgique pour de meilleures auspices : environ 439 par an, selon des chiffres rassemblés par l'Absym.
Ce qui pose la question de la fuite des cerveaux et du know-how pour notre pays.
Moens pointe le revers de la libre circulation dans l'Union européenne. " L'exode de médecins européens vers des Etats-membres plus prospères est logique mais conduit à des effets collatéraux."
Il faut s'attendre, comme en Allemagne, à un afflux de médecins grecs et espagnols, d'autant que la Belgique francophone leur offre un environnement linguistique propice.
Dès lors que l'UE exige que les médecins étrangers soient traités sur un pied d'égalité avec les nationaux, Moens rappelle que son syndicat milite depuis longtemps pour que Belges et Européens soient repris dans le contingentement. Et idem dans les autres Etats-membres.