PremiumRhumatologie

Polyarthrite rhumatoïde: oserait-on remplacer le méthotrexate ?

Le méthotrexate est aujourd'hui une référence mais il n'est pas dénué d'effets secondaires parfois graves qui entraînent des arrêts de traitement. Une nouvelle étude le compare à une plante chinoise en monothérapie ou en association avec des résultats prometteurs...

12 juin 2014

Le méthotrexate (MTX) est aujourd'hui un pilier du traitement de première ligne de la polyarthrite rhumatoïde (PR), associé à des AINS et des antalgiques. C'est aussi le partenaire incontournable des agents biologiques en traitement de deuxième ligne. Mais pour 30% des patients, le MTX ne va pas sans poser quelques problèmes de compliance au point que c'est la première cause d'arrêt de traitement. Les effets secondaires graves sont principalement une pneumopathie d'hypersensibilité, une cytopénie sanguine, une infection ou une atteinte hépatique sévère indépendante de la durée du traitement. Se dirige-t-on vers une alternative d'origine végétale ?

Une plante chinoise fait mieux
Dans cette étude1 randomisée, contrôlée, multicentrique, le Tripterygium wilfordii Hook F (TwHF), une plante utilisée en médecine chinoise contre les troubles articulaires, a été comparé au MTX chez 207 patients avec une PR active, répartis en 3 bras: MTX 12,5 mg 1x/semaine, TwHF 20 mg 3x/j, MTX + TwHF pendant 24 semaines. En ITT, 46,4% des patients satisfont aux critères ACR50 sous MTX seul contre 55,1% sous TwHF et 76,8% sous MTX + TwHF. A la semaine 24, les résultats sont comparables pour l'ACR20 et l'ACR70, le DAS28, le taux de rémission avec en plus une amélioration des scores de qualité de vie "Health Assessment Questionnaire" et "36-item Short Form Health Survey Questionnaire". Les résultats en analyse per protocol vont dans le même sens.

Le TwHF fait mieux en monothérapie et en association
Le TwHF en monothérapie est non inférieur au MTX en monothérapie. Le couple TwHF + MTX est supérieur au MTX seul. Aujourd'hui l'idée n'est pas de remplacer le MTX mais de lui associer le TwHF, mais demain qu'en sera-t-il si d'autres études viennent étayer l'efficacité anti-inflammatoire du TwHF ? D'autant que cette plante peut revendiquer via les diterpénoïdes qu'elle contient, un effet suppresseur sur les gènes de l'inflammation et une inhibition de la réponse immunitaire. Les données sont aujourd'hui préliminaires et doivent être confirmées sur une période de temps plus importante.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine