PremiumRhumatologie

Arthroplastie et infection: les patients qui fracturent sont à haut risque

Les infections après arthroplastie totale de la hanche ou du genou sont parmi les complications les plus redoutées en chirurgie orthopédique. Cette étude suédoise montre que les patients qui sont opérés pour fractures sont à risque significativement plus élevé d'infections que ceux opérés pour une arthrose dégénérative de la hanche.

12 juin 2014

Les infections postopératoires comptent actuellement pour 0,7% des arthroplasties du genou et 1% des arthroplasties de la hanche (PTH). Ce sont les causes les plus courantes de révision de prothèses avec une mortalité estimée à 1/200 cas. Cette étude de cohorte suédoise1 qui a inclus 3.807 patients opérés pour une PTH entre 1996 et 2005 montre que les patients qui reçoivent une prothèse dans le suivi d'une fracture ont un taux significativement plus élevé d'infections que les patients opérés pour une maladie dégénérative de la hanche (2,8% vs 0,8%). Ces infections sont guéries dans seulement 40% des cas et une antibiothérapie long terme est requise dans 10% des cas. De l'ordre de 8% des patients décèdent en cours de traitement, justifiant selon l'auteur de l'étude, le Dr Kasina, des mesures prophylactiques appropriées, spécialement contre les staphylocoques coagulase négative, qui sont les germes les plus fréquemment rencontrés dans les infections chez les patients opérés pour fracture.

Biomarqueurs et facteurs de risque d'infection
Cette étude autrichienne2 a comparé chez 84 patients (124 opérations) la sensibilité et la spécificité de biomarqueurs conventionnels comme la CRP et l'hyperleucocytose aux taux de procalcitonine, d'IL-6 et d'interféron alpha pour arriver à la conclusion que la CRP est toujours le meilleur marqueur biologique de diagnostic des infections en chirurgie orthopédique, mais que la procalcitonine et l'IL-6 peuvent aider au diagnostic en cas de doute. Ces deux derniers marqueurs peuvent s'utiliser de façon additionnelle quand un diagnostic préalable n'est pas totalement concluant. Enfin, une étude américaine a évalué quelques facteurs de risque d'infection pour arriver à la conclusion qu'un âge jeune accroît le risque tout comme le type d'intervention ou des co-morbidités pulmonaires ou rénales

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine