Morsures de serpents : vers un anti-venin universel
Les chercheurs de l'Académie des sciences de Californie pensent avoir mis au point un anti-venin universel que beaucoup de personnes attendaient. Il est vrai que, selon l'OMS, les morsures de serpents venimeux font chaque année 5 millions de victimes et entre 94.000 et 125.000 d'entre elles meurent des suites de l'empoisonnement.
L'antiparalytique est à base de neostigmine, une molécule utilisée pour traiter les myasténies ou dans les sorties d'anesthésie générale. Les scientifiques l'ont testé sur des souris auxquelles ils avaient préalablement injecté du venin du cobra indien à différentes doses, toutes létales. Certains rongeurs ont reçu le traitement expérimental 2 minutes ou 10 minutes après l'injection de la dose mortelle.
Résultats ? Les animaux qui n'ont pas eu le traitement ont tous succombé. Parmi les souris traitées, celles ayant reçu les plus fortes doses de venin (2 à 5 fois la dose létale) sont mortes mais ont résisté plus longtemps que les premières. Parmi les 15 souris traitées et ayant reçu les doses les plus faibles de venin, 10 ont survécu sans montrer de séquelles comportementales.
Dispensé par voie nasale, dans un spray, le traitement, qui doit encore être testé sur les humains, est donc facilement transportable et administrable. De plus, il est peu coûteux à produire.