Grâce à une imprimante 3D, un petit anversois a retrouvé l'usage de son bras
Victime à l'âge de 6 ans d'une double fracture du bras à la suite d'un petit accident sur une aire de jeu de son école, le petit Joost Van Dyck de Brasschaat a vu sa vie, et celle de ses parents, être bouleversée par ce qui au départ ne semblait être qu'un simple incident.
La fracture s'est avérée être beaucoup plus complexe que prévu et, depuis lors, Joost se baladait avec un bras qui restait tordu. " Les bouts de ses doigts étaient même devenus insensibles ", a raconté sa mère, Kathleen Verlinden, dans le colonne du Het Laatste Nieuws.
Les médecins n'étaient guère optimistes sur le cas de Joost, aujourd'hui âgé de 9 ans. " A part espérer que son état s'améliore avec le temps, les spécialistes nous ont dit qu'il n'y avait pas grand-chose à faire, " a confié Kathleen. " Mais nous craignions que son handicap l'empêche de faire des études ou de mener à bien une carrière. "
Les parents de Joost ne pouvaient donc pas se résoudre à ne rien tenter. Heureusement d'ailleurs. Leur quête les a amenés à l'hôpital Sint-Monica de Deurne, où un service de chirurgie orthopédique a été créé et s'est spécialisé dans les techniques d'impression 3D. Grâce à une nouvelle technologie développée par la société louvaniste Materialise, et au travail du chirurgien orthopédiste Frederic Verstreken, le petit Joos a retrouvé l'usage normal de son bras.
Révolutionnaire, cette technologie est mise en oeuvre pour soigner des malformations congénitales et des fractures complexes, avec complications. " Non seulement nous travaillons avec des moules imprimés en 3D et adaptés à la structure osseuse du patient mais nous avons également imprimé des petites broches en titane, faites sur mesure, qui permettent de redresser l'os de manière à ce qu'il puisse croître à nouveau normalement, " explique le Dr Verstreken, qui, dans le cas de Joost, parle même d'une première mondiale.
Le résultat de l'intervention semble d'ailleurs optimal. " Nous avions un enfant avec un handicap dont le bras est redevenu pleinement opérationnel et qui est en bonne santé ", se réjouit la maman. " L'amélioration est vraiment spectaculaire. S'il n'y avait pas sa cicatrice, Joost ne serait même plus dire lequel de ses deux bras a été opéré. Certes, tout cela a un coût, environ 3.000 € rien que pour le matériel, mais le résultat est à la hauteur de l'investissement. Bien sûr, tout le monde ne peut pas libérer une telle somme. Pour d'autres, nous espérons que l'assurance maladie finira par accepter un remboursement. "
En attendant, l'avenir de Joost n'est plus hypothéqué et tout son entourage a retrouvé le sourire grâce à la médecine de pointe.