L'Absym poursuit son offensive contre les mutuelles
L'Absym déplore que les mutuelles aient obtenu de nouvelles prérogatives dans la nouvelle loi programme.
Les chambres syndicales citent notamment:
? le contrôle de l'activité médicale, des honoraires, de la facturation, du budget ou encore la maîtrise des accords. "Elles ont le pouvoir d'ester en justice, même sans l'aval des patients."
?le contrôle des patients eux-mêmes de par la connaissance de leurs pathologies. "Elles peuvent leur écrire, les " conseiller ", favoriser la prescription génériques, décourager la prescription onéreuse voire l'interdire (Chapitre IV)."
Roland Lemye, président de l'Absym, regrette qu'elles s'autoproclament syndicats des patients mais avec des relais politiques supérieurs aux syndicats traditionnels. Tout en donnant l'impression " de défendre leur propre intérêt plutôt que celui de leurs membres ".
Lemye poursuit : " Elles tentent d'avoir accès à tous les renseignements dont elles ne disposent pas. À l'INAMI, on peut dire qu'elles y sont presque parvenues. À la Santé publique, c'est en bonne voie. Tant qu'à faire, pourquoi ne pas disposer aussi des informations fiscales ? La connaissance de toutes les données de tarification des médecins ne serait-elle pas une bonne monnaie d'échange même si, main sur le coeur, elles ont juré qu'elles n'étaient pas des contrôleurs du fisc. "
L'Absym ne s'oppose pas affirme-t-elle au MAF ni à des remboursements préférentiels, comme il en existe déjà. Mais pour ce faire, " les mutualités n'ont pas besoin d'avoir accès aux données fiscales. Le fisc lui-même peut déterminer les catégories et les communiquer aux mutuelles dans le but de déterminer les remboursements ".