Santé : les femmes moins égales que les hommes
Selon une étude des Femmes prévoyantes socialistes réalisées avec le concours de la Mutualité socialiste, les femmes souffrent d'un accès aux soins globalement plus réduit que les hommes et souffrent globalement plus que les hommes de maladies chroniques. Les FPS proposent notamment de mieux informer les femmes sur les conditions d'accès au dépistage et sur les avantages et inconvénients, avec une attention particulière aux femmes moins dépistées.
De nombreux indicateurs plus ou moins inquiétants sont ressortis de cette étude, démontrant un réel écart entre hommes et femmes.
Ainsi, les femmes sont plus souvent en incapacité de travail (9,7% contre 8,7% pour les hommes), en invalidité (6,6% contre 6% pour les hommes). Elles bénéficient plus de l'intervention majorée de remboursement de soins (BIM). Elles sont en tête pour le revenu d'intégration sociale et le revenu garanti pour la personne âgée. Elles souffrent également davantage de maladies chroniques (5,1% au lieu de 4,5%) et consomment plus d'antidépresseurs (14,6% contre 7,4% pour les hommes).
Les femmes sont également plus nombreuses à reporter leurs soins de santé (24,9% contre 17% pour les hommes). Certaines catégories socio-économiques, comme les ménages monoparentaux (dans 88,4% des cas, des femmes monoparentales), sont encore davantage fragilisées.
Afin de lutter contre ces inégalités et sur base de cette étude, les FPS font six recommandations:
1. Report de soins : réduire encore la facture des médicaments dans le budget du ménage.
2. Ménages monoparentaux : mettre en place un système d'allocations familiales plus redistributif et incluant un volet " prestations en services ", plus à même de réduire les inégalités entre les enfants.
3. Contraception : mettre à la disposition des femmes et des prescripteurs des informations claires afin de faciliter le choix éclairé d'un contraceptif.
4. Avortement : intégrer dans la formation des médecins un module de formation au travail en planning familial, à l'IVG ainsi qu'aux différents modes de contraception.
5. Dépistage des cancers du sein et de l'utérus : mieux informer les femmes sur les conditions d'accès au dépistage et sur les avantages et inconvénients, avec une attention particulière aux femmes moins dépistées.
6. Consommation d'antidépresseurs : poursuivre le travail de réduction du coût des antidépresseurs en favorisant la prescription de médicaments moins chers.
Etude à lire sur : http://www.femmesprevoyantes.be/outils-publication/etudes/Sante/Pages/sa...