Le nouveau Conseil supérieur national des personnes handicapées est installé
Hier s'est réuni le nouveau Conseil supérieur national des personnes handicapées, dont les 20 membres viennent d'être nommés par le secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, Philippe Courard. Ce dernier insiste sur la nécessité d'une approche transversale et un soutien aux aidants-proches.
Le Conseil supérieur national des personnes handicapées (CSNPH) a été créé en 1967. Il est chargé de l'examen de toutes les matières qui, au niveau fédéral, sont susceptibles d'avoir des conséquences sur la vie des personnes handicapées. Le CSNPH émet régulièrement des avis dans des domaines tels que les allocations aux personnes handicapées, l'emploi, l'accessibilité des bâtiments publics, la mobilité...
Il est composé de vingt membres spécialement qualifiés en raison de leur participation aux activités d'organisations s'intéressant aux personnes handicapées ou en raison de leurs activités sociales ou scientifiques.
Leur mandat a une durée de six ans et est renouvelable. Ces mandats sont arrivés à échéance le 2 avril 2014. Le renouvellement est paru au Moniteur du 25 mai. La première réunion du Conseil renouvelé a lieu ce 16 juin à 14h.
" J'invite vraiment le Conseil à continuer à jouer son rôle d'aiguillon, a indiqué Philippe COURARD lors de l'installation du CSNPH. Il est essentiel que les politiques qui concernent les personnes handicapées se construisent toujours davantage avec les personnes elles-mêmes et leurs représentants. En désignant chacun des membres, j'ai veillé à ce que le Conseil soit représentatif, expert et totalement impliqué, qu'il s'inscrive par ailleurs à la fois dans la continuité et le renouvellement. Plus que jamais, il faudra veiller à renforcer l'approche transversale du handicap et faire en sorte que toutes les politiques, plans d'actions et décisions prennent en compte les besoins de toutes les personnes handicapées et de leurs familles, et que la solidarité entre valides et moins valides se renforce. Il faudra aussi s'assurer tout particulièrement que le prochain gouvernement fédéral fasse de la réforme des allocations une priorité, que le statut d'aidant proche s'assortisse d'une protection sociale concrète et que le transfert de l'allocation pour personnes âgées se poursuive de manière telle que les personnes puissent être soutenues dans leurs besoins. "